Recensement des brasseries françaises — édition 2026
En tant que délégué, je veux un recensement annuel des brasseries (créations, fermetures, taille), afin d'appuyer nos échanges avec les pouvoirs publics.
Données Hopctopus arrêtées au 9 octobre 2026 · document généré automatiquement à partir des données réellement disponibles
4 033brasseries actives
166créations en 2025
250fermetures en 2025
69 %sans salarié déclaré (fiches SIRENE)
L'essentiel
Depuis 2024, la filière perd plus de brasseries qu'elle n'en crée : 250 fermetures pour 166 créations en 2025, après 247 fermetures pour 221 créations en 2024.
Les fermetures ont été multipliées par cinq en sept ans (50 en 2018, 250 en 2025), tandis que les créations ont baissé de 68 % depuis le record de 511 en 2021.
La filière reste faite de très petites structures : parmi les 3 159 établissements actifs du registre SIRENE, 86 % ont au plus 2 salariés ou n'en déclarent aucun, et 33 seulement dépassent 20 salariés.
Rapportées à la population, la Bourgogne-Franche-Comté (9,9 brasseries pour 100 000 habitants), la Bretagne (8,1) et l'Occitanie (7,6) sont les régions les plus denses, contre 2,1 en Île-de-France et 5,8 en moyenne nationale.
Trois régions, Auvergne-Rhône-Alpes, Occitanie et Nouvelle-Aquitaine, regroupent 36 % des 4 033 brasseries actives.
Créations et fermetures d'entreprises brassicoles (SIRENE)
Brasseries actives par départementTaille (tranche de salariés, 3 159 établissements actifs au registre SIRENE)
Par région
Région
Brasseries actives
Part
Auvergne-Rhône-Alpes
573
14 %
Occitanie
467
12 %
Nouvelle-Aquitaine
425
11 %
Grand Est
396
10 %
Hauts-de-France
317
8 %
Bretagne
281
7 %
Bourgogne-Franche-Comté
278
7 %
Île-de-France
258
6 %
PACA
255
6 %
Pays de la Loire
207
5 %
Normandie
154
4 %
Centre-Val de Loire
126
3 %
Corse
26
1 %
La Réunion
25
1 %
Guadeloupe
9
< 1 %
Martinique
6
< 1 %
Guyane
4
< 1 %
Mayotte
1
< 1 %
Région non renseignée
225
6 %
Nos recommandations
Mettre en avant le solde négatif de 2024 et 2025 (26 puis 84 brasseries en moins) dans les échanges avec les pouvoirs publics, avec la série annuelle depuis 2012 à l'appui.
Défendre des mesures pensées pour les très petites brasseries (fiscalité, formalités, accès au crédit), puisqu'elles forment 86 % de la filière déclarée au registre.
Adapter le discours à chaque région : défendre le maillage rural en Bourgogne-Franche-Comté et en Bretagne, et le potentiel de développement en Île-de-France, où la densité est 2,8 fois plus faible que la moyenne.
Refaire le recensement chaque année à la même date, pour suivre le solde et corriger les créations de l'année précédente une fois enregistrées.
Méthode et limites
Les 4 033 brasseries actives croisent le registre SIRENE, OpenStreetMap et une curation manuelle sourcée ; les créations et fermetures de 2012 à 2025 viennent des dates de début et de fin d'activité du registre SIRENE.
Les créations de 2025 sont sans doute sous-estimées, car l'INSEE enregistre certaines entreprises avec retard ; le solde négatif de 2024, moins concerné, confirme toutefois la tendance.
La taille ne porte que sur les 3 159 établissements actifs du registre SIRENE : les 874 brasseries connues par OpenStreetMap seulement n'ont pas de tranche de salariés, et « sans salarié déclaré » mélange non-employeurs et tranches non renseignées.
225 brasseries actives (6 %) n'ont pas de région renseignée, d'où un total de 3 808 dans le tableau régional ; les densités utilisent les populations INSEE diffusées par geo.api.gouv.fr.